Chansons du roman

Le roman suit l'histoire d'un chanteur en quête personnelle et d'inspiration. À chaque chapitre correspond une chanson, lié aux expériences et au développement sexuel du personnage principal. Retrouvez dans cet onglet les paroles de ces chansons. NOUS RECHERCHONS en vue de faire un album, des compositeurs pour chacun de ces textes. Envoyez vos musiques/Démos (après les avoir protégé en droits d'auteurs) en précisant votre adresse mail, et le (les) titre(s) pour le(s)quel(s) vous postulez. Nous vous recontacterons dans tous les cas. 

 

 

 

Ré, mi, la, do, ré , montre-moi ton do !

 

Si Souchon nous chantait,
Sol, la, si, do, ré,
Son petit manège,
Petit stratagème,
Pour voir sous les jupes,
Des filles qui n’sont pas dupes,
Des plaisirs sincères,
Plaisirs éphémères.
Moi, jamais je n’oserais,
Ré, mi, la, do, ré,
Avouer mon jeu caduc,
Pour voir l’icône en rut,
Ces instants phalliques,
Entre gars impudiques,
Nous sommes tous hétéros,
Quoique, face au do…

 

Refrain :
Do, montre-moi ton do
Ré, mi, allonge-toi,
Fa, sol, mis là sur moi,
La, si, contre mon do,
Nos do, Rémi, sont ré do !
Ton do donne le la,
Do, Rémi, l’ami le do
Je suis fada de toi !
Montre-moi ton do
Rémi allonge-toi,
Effaré, docile moi,
Facile avec ton do,
Mon do, Rémi, admiré,
Par l’émoi de ton do,
L’ami Rémi, l’adoré,
Hm là là, ton do !


Si Souchon nous chantait,
Sol, la, si, do, ré,
Ce qu’il fait dans les dunes,
De Malo Bray-Dunes
Un baiser osé,
D’une inconnue croisée,
Des plaisirs sincères,
Plaisirs éphémères.
Moi, jamais je n’oserais,
Ré, mi, la, do, ré,
Avouer nos corps s’adonner,
Sur la plage abandonnée,
À ces instants phalliques,
Jeux de gars impudiques,
Nous sommes tous homos,
Dès qu’on parle de do !

 

Refrain

 

Si ton petit do doré,
Au soleil de l’été
Devient un gros fa dièse,
Là c’est la genèse,
De l’humanité.
Je goûte sa peau chauffée
Do, à la mer, goût salé,
Ré, mi, la, do, ré.
Si Souchon nous chantait,
Tous ces plaisirs d’hétéros,
Des jupes qui ont fait tourner,
Un monde de bons, et d’salauds !
Moi, jamais je n’oserais,
Vous dire combien c’est bon,
De se laisser aller,
Vers d’autres horizons !

L’homme oh, sexuel vs l’homme aux phobies

 

Il te fait porter sa croix,
De tout ce qu’il ne veut voir,
De ses fantasmes enfouis sous ses draps,
Il rêve d’un gay-movie sans le savoir !
L’homophobe.
Il te balance des cailloux,
Qui ne doit jeter la première pierre,
Car ce n’est rien qu’un pauvre fou,
Qui habite une maison de verre,
L’homme aux phobies !

 

Refrain

 

Ô blâme ! Les heures qui me refont vivre cette vie,
Et du fond de ma mémoire, je maudis ces jours qui m’ont meurtri.
Ô blâme ! Les heures qui me refont vivre cette vie,
Et du fond de ma mémoire ; je bénis ces jours qui m’ont construit.


Il te traite de pédé,
Car t’es un homme oh, sexuel !
Ne te fie pas à son identité,
Ne perds pas ton âme originelle,
L’homosexuel.
Il crève de tes choix non conformes,
Dans sa case, il prend bedaine,
Quand toi tu brises ses normes,
De vieux con en crise de quarantaine,
L’homme oh, sexuel !

 

Refrain

 

 

Décrocher la lune 

 

Je peux faire la une du journal,
Et vous dire que c’est banal.
Je peux écrire un beau roman,
En une journée, en un instant.
Tout ça je l’ai déjà fait,
Et je n’en suis pas satisfait.

Je crois en moi, en tous mes rêves,
Ce n’est pas de cela que je crève.


Je peux me décrocher la lune,
Je n’en ai aucun doute !
Et croire toujours en ma fortune,
Même si je suis en banqueroute.
Je peux tutoyer les sommets,
Et faire qu’il soit fier.
Mais d’être gay…


Je ne peux le dire à mon père !
Je pourrais faire le tour du monde,
En mille et une secondes.
Je pourrais amener la paix,
Dans tous les pays dévastés,
Ce n’est pas si compliqué,
Suffit d’abord de se changer,
Et de croire en l’humanité,
Remplir les coeurs déshérités.


Je pourrais marcher sur la Lune,
Pour le drapeau arc-en-ciel !
Sans discours ni fortune,
Qu’un slogan universel.
Je peux toucher la Voie Lactée,
Trinquer avec le Notre Père.
Mais d’être gay…

Je ne peux le dire à mon père.


Je voudrais faire mon coming-out,
Poser ma croix, votre handicap.
Je voudrais être qui je suis,
Dans la rue l’embrasser lui,
Sans que ça fasse toute une histoire,
Qu’on nous renvoie aux temps barbares,
Et ne plus croire qu’il m’accepte,
Sera plus dur que tout le reste.


Je voudrais décrocher la lune,
Rien que pour toi, mon amour !
Nous amasser des fortunes,
Sur tous les chemins, mes détours.
Te promettre l’éternité,
Graver nos noms dans la pierre,
Mais de t’aimer…
Je ne peux aux yeux de mon père !

 

 

L'effet mirroir. 

 

Quand je t’ai vu, barbu, mince aux yeux noirs,
Brun et velu, j’ai cru un miroir !
Comme le temps et la mer l’étaient ce jour-là,
Tout me fut clair : mon béguin pour toi.
Était-ce le début de mon acceptation ?
Si j’te kiffe, j’m’aime ; ma révolution !
Pourquoi dès lors avoir tourné autour du pot ?
On se voulait, mais on jouait faux.

 

Refrain

Tout le monde l’a dit, on allait bien ensemble !
Comme deux frères, avec option inceste qui rassemble.
C’est peut-être ça que ton mec n’a digéré ;
D’être celui que, entre nous deux, on tolérait.
Mais toi et moi on avait tellement à s’apprendre,
Tant en commun, c’était la providence.
Mais qu’avons-nous fait de cette chance ?
Un jeu de dupes, de charme et cache-cache à se pendre !


Ton mec tordu a brouillé toutes les pistes,
Tel un pervers, qui se victimise.
Il l’a joué fourbe et t’a récupéré,
C’est bien connu, la franchise déplaît.
Tu as choisi son confort et votre routine,
Je t’en veux pas, me passe vite le spleen !
En fait j’ai envie de te dire merci ;
L’effet miroir, ça m’a bien servi.

 

Refrain x 2

 

L'antagonisme. 

 

Père, à chaque fois que tu me parles,
De la foi et de morale,
Tu m’enfermes dans le cimetière,
Hanté par tous nos ancêtres.
À travers leurs mausolées,
Coule le sang de tes idées.
C’est en drag-queen que je songe,
À danser sur leurs tombes !

 

Refrain

 

J’suis l’antagonisme,
De vos malices,
Le monde tourne des vices,
En nous s’immiscent
L’ange et le diable.
Caricatural,
Je suis bien la morale,
De l’immoral !


Si, les plaisirs sont du malin,
Et l’abstinence de la sainteté,
Nous serions déchus des saints.
Mais pourquoi Dieu nous soumet,
Des jouissances à notre portée ?
À moins qu’il n’échappe au yang.
Ce pervers vous laisse m’écouter,
Pour libérer son malveillant !
Refrain

 

 

Prôner l'amour sur cette terre 

 

Jésus a dit :
Faites l’amour et pas la guerre,
Nous sommes tous des frères,
Et… il a tout compris !
Baiser est ce qu’il y a de mieux à faire,
Pour sauver la mère terre.
Je jouis donc je suis !
Avec ses douze apôtres,
Orgie en son royaume,
Jésus était bi,
De Marie-Madeleine
À Nathanaël !

 

Refrain

Petit Jésus toi le divin enfant,
D’un père suprême et d’une mère vierge,
T’es comme moi, un marginal extravagant,
De prôner l’amour sur cette terre !


Au paradis,
Si les anges n’ont pas de sexe,
Ni plaisir aux caresses,
Alors… qu’on me bannisse !
Que j’aille de suite en enfer,
Voir la bite de Lucifer.
Mais quand je jouis,
Jésus me prend au ciel,
Pays de ses merveilles,
À ses envies ;
Soumis au Père éternel,
Ainsi soit-il, amen !

 

Refrain

 

 

Je me sent possédé 

 

Je vois le diable, dans ma vie déchue.
Mon âme s’est perdue.
Quand je pénètre dans le royaume de Dieu,
Avide à mes yeux,
Il n’y a pas de saints, rien que le malin,
Qui vient et m’entoure.
Toi, Christ suspendu, me tends la main ;
Je te fais l’amour.

 

Refrain

Et je me sens possédé,
Dans mon être tout entier.
Je me sens possédé,
Dans ma vie crucifiée.
Je me sens possédé…
Par qui ? Je ne sais pas.
Mes stigmates ont saigné,
J’ai mal, « ça fait froid ».


Ô fils de Dieu, s’étend dans mes bras,
Tombé de la croix.
Mes sens s’éveillent pour cet homme nu,
En perdre vertu !
L’acte, n’est pas péché tant le désir,
Va jusqu’à mourir.
De nos ébats coule le sang blême,
Des larmes d’une vierge.

 

Refrain

 

Et quand nous faisons l’amour,
Des églises brûlent tout autour,
Dans les flammes de leur vanité.
Ressuscitent Sodome et Gomorrhe,
Aux fleurs versicolores,
Que Dieu a lâchement pétrifiées !
Refrain

 

Pays sauvage aux garçons nus. 

 

Tout foutre en l’air, foutre le camp,
Et mettre le feu au passé.
Dans les cris des parents,
Ne pas se retourner.
Avancer, laisser ce brasier se consumer.
Prendre mon envol et décoller loin des fumées.
Être confiné, dans leurs idées,
C’est trop pour moi, je roule au vent !
Dans l’rétro, refoulés,
S’éloignent mes doutes et leur carcan.
Un coming-out, c’est accepter de mourir !
Un suicide qui rend vivant à ce qu’on naît ; vivre !

 

Refrain

Sous le soleil de printemps, un road-movie.
En plein confinement, je prends ma vie !
Sur les dunes et la mer à perte de vue,
Je viens, pays sauvage aux garçons nus.


Vivre fantasmes, ivre des charmes,
Que tous leurs corps nus ont sur moi !
Qu’ils me lèvent ; verge et âme,
Être à nu de bon aloi.
Sentir le vent, le soleil, toucher ma peau !
Dans l’immensité, faire le vide des fardeaux !
Se laisser vivre, en restant ivre,
Des sensations de tout plaisir.
Des caresses naturelles,
Sur tous les recoins de mon corps.
Imaginer la main d’un homme en elles,
S’abandonner sur la plage déserte jusqu’à l’aurore !

 

Refrain 

 

Premier petit ami 

Il arrive sur la plage,
iPod, Ray-Ban,
Loin du monde s’installe.
À nu, chaud man,
Viril, il déambule sur le rivage.
Juste un regard ; son mystère, il le garde !
Son pubis bien tracé,
Invite mes yeux,
En pointant muscles parfaits,
Jusqu’à ce feu,
De tous les plaisirs qui font tourner terre !
Le bas-ventre d’un homme ; prémices à toucher verge.

 

Refrain

Je voudrais ce gars,
Qui m’intimide tant.
Le courage en moi,
J’aborde ce titan.
L’histoire réunit,
Nos deux pleins d’émoi.
Premier p’tit ami,
D’une vie entre gars !


Son tatouage tribal,
Invite mon doigt,
À suivre son traçage,
Jusqu’à l’endroit ;
De tous les plaisirs qui font tourner terre !
L’oeuvre sur sa peau ; prémices à toucher verge.

 

Refrain

 

 

Au milieu de leur lit 

 

Oh ! … Ils m’excitent.
Chauds ! Se touchent, me regardent.
Hmm… Explicite.
Me veulent dans leurs câlins de sable.
Couple à triade,
Cherche un troisième en eux,
Je m’attarde…
Me décide, à rejoindre leur jeu !

 

Refrain

Au milieu de leur lit, p’tit couple m’invite.
Objet de leur désir, jusqu’au bout de la nuit.


Bon ! … Que c’est bon.
Dans chaque main, un sexe.
Meilleure position ;
Au centre d’équation complexe !

 

Refrain

Au milieu de leur lit, p’tit couple m’invite.
Objet de leur désir, jusqu’au bout de la nuit.
Au milieu de leur lit, p’tit couple m’invite.
Comme un roi entre eux, jouet, de leurs envies.

 

 

J'ai choisis de naître 

 

Je n’avais pas vu l’autre facette,
D’mon âme tourmentée par ma raison d’être.
J’ai découvert en ces dunes désertes,
Plus que mes désirs ;
Une spiritualité qui m’enivre.
Je n’imaginais l’énergie du vivant,
Faire partie d’elle comme un tout si grand !
La sentir passer en moi surprend,
Lié à la terre,
Et au même instant à l’univers.

 

Refrain

J’oubliais… que j’ai choisi de naître,
Pour faire mon expérience sur terre.
Ici tous les chants de l’être,
Se remplissent de toutes les prières.
Chargée d’énergies de titans,
Cette plage me submerge, me prend,
Par vagues de va-et-vient, détend,
Elle me fait l’amour comme un amant !


Entrer dans la mer, face horizon, nu,
Sentir l’eau nous vider du poids des mues.
Plonger dans l’antre de toutes ces vertus,
Surgir comme renaître,
Face à la plage, sortir de la mère.
Jamais je n’ai senti autant de connexions,
Aux anges, mon surmoi ; une résurrection.
Une porte ouverte à toutes dimensions,
Cette plage comme un don,
Mes cendres s’y mêlent au sable à l’unisson.

 

 

 

Quand il est si beau 

 

En tout homme il y a un mystère qui nous assaille,
Et tout homme, comme je le suis, sait ce qui vous défaille ;
Que cache-t-il dans son slip ? Est-ce que son loup est beau ?
Je voudrais le voir, pour lui je serais bien l’agneau !

 

Couplet parlé:
Est-il petit, ou bien gros, long, épais ?
Mon Dieu, ça y est, le moment-clé ,
Il va se déshabiller ;
Dévoiler son secret !
Tombe sur ses cuisses le dernier rempart,
Libère malice et nous fait voir :
Son loup à l’air, me laisse bouche bée ;
Oeuvre de beauté !

 

Refrain

Quand il est si beau,
Un monstre de loup si gros,
Me laisse pantois, pris d’émoi !
Quand il est si beau,
J’ai d’un coup le sang chaud,
À son pendant, j’suis accro !
Quand il est si beau,
Soyons gay, la patrie,
De grande camaraderie !
Quand il est si beau,
Quelle chance d’entrelacer,
Mon doux, à tant d’peau membrée !
Quand il est… si long au repos,
Son réveil n’est que plus beau !
Quand il est si beau,
Un monstre de loup si gros,
Me laisse pantois, pris d’émoi.


Quel plaisir de le voir balancer au gré des mouvements.
Quelle excit’ de contempler un tel monument.
J’aurais donné ma vie juste pour l’effleurer,
Alors j’ai cru mourir quand il m’a demandé :

 

Couplet parlé:
Tu es bien gay ? OK, bon, je suis comme toi,
Viens dans le bois et tu verras !
Regarder n’est pas jouer,
Toucher, c’est couler !
C’est plus marrant que rester là,
À demander “loup es-tu là” ?
Regarde-le, apprivoise-le,
Il vient, prends-le !

Refrain

 

Je serai toujours un garçon des dunes

 

Comme un cadeau du ciel d’été,
L’ultime présent de la journée.
Cette fin de plage où je t’ai croisé,
Un coup de foudre instantané,
Un éclair qui fend la Voie Lactée.
On s’est parlé, on s’est aimés.
Mais que peuvent nous dire les runes,
Je serai toujours un garçon des dunes..

 

Refrain

Et quoi que tu en penses,
Mon amour pour toi est toujours intense,
Mais l’amour est partout sur cette plage,
Dans le moindre grain de son sable,
Il prend et nous brûle à la peau,
Nus, sur le sable chaud.


Tu voulais qu’on se fasse une histoire,
J’en rêvais, plus que d’y croire,
Mais comment dire que je ne pourrai,
N’aimer que toi d’éternité.
Je suis comme la cigale l’été,
Sur tous ces corps nus ; m’amuser !
Et comme la vague s’écrase d’écume,
Je serai toujours un garçon des dunes.

 

Refrain

 

Couplet en duo
— L’amour à deux c’est bien compliqué,
Pourquoi vouloir en rajouter ?
— Mes fantasmes enfin avoués,
T’as pas voulu les écouter.
— Alors que le printemps arrivait,
Vers la plage je t’ai laissé t’envoler,
Nous deux c’était dès lors terminé.
— Le coeur gros, j’ai longtemps pleuré,
En reprenant ma liberté.
— Mais n’ayons jamais d’amertume,
Tu seras toujours un garçon des dunes.
— On laissera le temps passer,
Et l’on s’aimera d’amitié !
Je serai toujours un garçon des dunes.

 

 

 

L'amour à trois, à six

 

J’vois deux beaux gosses, oh quelle vision !
Mon coeur s’emballe sans faire son choix.
C’est un petit couple, tout mignon,
Les deux posent leur regard sur moi !
Quelles sont les chances, qu’on se plaise à trois ?
Notre baromètre nous le dira…
Trois garde-à-vous : Nirvana !
Fantasme gay, plaisir de gars.

 

Refrain

L’amour à trois ! À six !
Abandon des délices.
Désir de rois ; complices,
De l’excit’, qu’elles jaillissent.
Partage à trois ! À six !
Nos joujoux explicites.
À sexe-mêle, malice,
À nos couronnes qu’on jouisse !


Dis ses secrets, érogènes,
Avec toi le monter aux sept ciels !
Et voir couler, sur sa scène ;
Le fruit de nos pactes de miel.

 

 

 

 

« Sex-friends » ; d'amitié, de désir.

 

L’amour n’est pas tout,
L’amitié l’est,
Quand elle a ce truc fou,
Des barrières sautées.
Brisons les tabous,
Osons se toucher,
Du sexe c’est tout,
C’qui manque à l’amitié.

 

Refrain

L’amour entre toi et moi,
D’amitié, de désir,
Libre de l’un, l’autre va,
Pour revenir.
On ne s’appartient pas,
Le meilleur sans l’pire,
Sexfriends, on a tout ça ;
L’amitié, le désir !


Cachés dans les dunes,
À jouer coquins,
On connaît nos ruses,
Ton corps est un peu l’mien.
Je sais toutes tes envies,
Je connais tes recoins,
Même si t’es pas mon mari,
T’es bien plus, mon sexfriend !

 

Refrain

 

Notre lien peut choquer,
Les gens veulent nous caser,
Pourquoi tout séparer ?
Amis, amants, et…
Plan câlins tout compris !
Pourquoi s’gâcher la vie ?
À officialiser,
Nos plaisirs évadés !

 

Refrain

 

 

Mont de Mars 

 

1er Refrain
Peins-moi, peins-moi nu dans l’âme.
Prends-moi, prends-moi comme modèle d’art.
Je suis à toi, dans mon intégral.
Pour moi se perd ton regard.

 

1er Couplet

M’exposer comme Adam, le plus simple du monde,
S’oublier, d’habitude, de sa nudité.
Mépris dans l’art du sexe mâle,
À tort vulgaire à l’image.
Je jouis de mon tableau de maître,
Qui exhibe l’absolu de l’être ;
C’est le Mont de Mars !

 

2eme Refrain

Peins-moi, peins-moi nu dans l’âme.
Prends-moi, prends-moi comme modèle d’art.
Je risque, la trique, mais je contrôle,
Mon organisme reste froid.

 

2eme Couplet

Imposant tes talents, sur une toile divine.
Pour un temps d’éternité, je laisserai mes lignes.
Des cris scandent l’immoral,
De voir ce qu’il y a de plus normal !
Délit de peindre une verge,
Beauté quand il s’agit d’une vierge ;
Que d’hypocrites !
Je suis adamite !

 

3eme Refrain
À moi, à moi ce nu d’âme.
Pour un, pour un tableau d’art.
Je suis à toi, dans mon intégral,
Pour moi, s’éperd ton regard.

 

 

 

Dans ton sillage 

 

Étoile noire, ta peau brille du sombre,
Beauté d’ombre.
Ébène au clair de ce sable blanc,
Suspends le temps.
Tu apparais sur la dune déserte,
Tel un mirage qui me fait naître,
Une foudre me laissant raide, m’emballe,
Dans ton sillage !

 

Refrain

Métis, ou black, des îles, d’Afrique,
En mon coeur me pique.
En toi, en moi, à toi de choisir,
Je suivrai tes désirs.
Sexy et classe, la ligne superbe,
Nudité en exergue.
Viril et fier, clin d’oeil me souriant,
Prince mâte au charme foudroyant !


Éclaire la plage, de ta beauté noire,
Tu es mon phare.
Éblouis l’âme et perds ma conscience,
Dans l’innocence,
De mon désir qui brûle et s’enflamme,
En mon dessein tu es mon fantasme.
Un doux rêve en couleur, de voyage,
Dans ton sillage !

 

Refrain

 

Éphèbe noir, ton corps d’athlète,
Ta taille de guêpe.
Excite en moi, le plaisir des yeux,
Lueur en eux.
Tes courbes parfaites, des pecs à ton sexe,
Sur le devant, à l’aise sans complexes.
Ton exhib’ m’emporte sur ton rivage,
Dans ton sillage !

 

 

GIOVANNY 

 

l s’est assis derrière moi,
Il n’y avait que lui et moi,
La plage déserte.
Il avait la démarche assurée,
Ça voulait dire qu’il me voulait,
En langue des gestes.
Il avait tout juste vingt ans,
Mais plus fier qu’Artaban,
De son corps mature !
Il n’avait rien d’un jeune minet,
Plus viril qu’un preux chevalier,
Nu, sans armure !

 

Il est passé à côté de moi,
A jeté un regard sur moi,
Pour voir le reste.
Puis il est allé se baigner,
En restant face à ma lignée,
Pour que je l’observe.
Sur sa peau le soleil luisait,
Et sur ses muscles l’eau ruisselait,
Jusque sur son sexe !
Je me suis alors décidé,
J’ai rejoint dans le bain salé,
Ce bel éphèbe !

 

J’me suis avancé près de lui,
Il n’a pas eu l’air très surpris,
Que je l’aborde.
On s’est dit un peu de nos vies,
Il s’est présenté ; Giovanny,
Depuis ce nom m’emporte :
Sur le sable où on a brisé,
Nos solitudes enlacées,
L’un contre l’autre.
J’ai prié cette fin d’été,
De ne plus jamais s’achever,
Mais vint l’automne !

 

J’ai repensé à Giovanny,
Tout l’hiver dans l’froid de mon lit,
Comment imaginer :
À mon âge prendre et perdre pied,
Pour un jeune étalon… de vingt ans !

 

 

Paradis artificiel 

 

J’ai désespéré,
Re-espéré.
J’ai persévéré,
Abandonné.
J’ai souvent gagné,
Croire en mes rêves.
J’en ai étonné,
Et ils m’en crèvent !
À toute ambition,
De l’illusion,
De la rébellion,
Et déception !
Penser vouloir s’enfuir,
Paradis artificiel,
C’est juste s’endormir,
À d’autres réveils,
Mais pour vivre…
Se battre pour un paradis réel !

 

J’ai trop affirmé,
Désaffirmé !
J’ai tant psychoté,
Réalisé.
J’ai souvent pleuré,
Voir que les ombres.
J’en ai surpassé,
Et ils m’effondrent !
Dans toutes les raisons,
La déraison.
L’illumination,
Et perdition.
Penser vouloir mourir,
Paradis réel,
Surtout sans souffrir,
Aller au ciel,
S’en sortir…
Des cachets du paradis artificiel !

 

Et te dire maintenant,
Je sais le néant,
Pour être le plus grand,
Tous les tourments !
Penser vouloir s’offrir,
L’enfer des “nous” mortels,
Et plus que survivre,
Aux maux des rêves,
Aux plaisirs…
Des enfers du septième ciel… du paradis artificiel… Et plus que survivre… L’enfer des “nous” mortels… d’un
paradis réel…

 

Le garçon sexy 

Il sort du bois
Et tel un roi,
S’avance sur la plage,
Avec classe et panache.
Bronzé, musclé, nu, tout exposé,
Il obsède mes pensées
Le jour, et ensorcelle mes nuits,
C’est le garçon sexy !
Sans croix, ni chaînes,
Faiblesses qui retiennent.
Sans peur, ni peine,
Renaître à ce que j’aime.
Beau gosse bandant,
Sable brûlant,
Au soleil de midi,
Je suis tout conquis.
Je veux jouir de lui,
Qu’il me prenne aussi,
Fier, rien ne lui nuit,
Au garçon sexy.

 

Refrain:
Confinement qui,
A duré toute ma vie,
Pour mon suicide qui,
Vendra mon déchue ?
Mon sang noirci,
Les lignes d’une autre vie,
Pour embrasser, mon aujourd’hui,
M’envoie en l’air aux nues !

 

Gars des magazines,
Si beau qu’on imagine
Ne jamais aborder,
Mais s’accepter est clé,
Qui ouvre tout fantasme inespéré !
Son corps en moi le sait,
J’explore sans remords ce que je suis,
Et les garçons sexy !
Sans croix, ni chaînes,
Faiblesses qui retiennent.
Sans peur, ni peine,
Renaître à ce que j’aime.
Il me parle rugby,
Son sport favori,
Mon canon est sportif,
Moi imaginatif :
« Tiens ! Et si on jouait au volley ? »
Voir son sexe voler,
M’excite, je fonds d’envie pour lui !
Mon garçon sexy.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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